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Impressions d'un couple sur CUBA !

Vous trouverez ici le récit du voyage de Pierre et Hélène, qui ont voyagé à Cuba en 2010. Et comme le regard d'un homme et celui d'une femme ne sont pas du tout pareils, ils ont choisi de nous partager séparément leurs souvenirs. Bonne lecture !

LUI :

Nos 2 semaines à CUBA ont passé très vite. D’abord, après 4 heures de bus entre l’aéroport d’Holguin et notre hôtel (3 étoiles), SOLEIL toute la première semaine. Puis arrive l’ouragan TOMAS et sa pluie abondante d’une journée, ses vents de 3-4 jours et ses vagues fortes. Mais rien de trop dérangeant pour nous, sauf quelques tôles arrachées et l’interruption d’Internet (partout très lent). Par contre, d’autres vacanciers qui arrivaient ou partaient ces jours-là ont dû atterrir loin de l’hôtel et même séjourner 1 ou même 2 jours dans un autre hôtel avant de nous rejoindre après plusieurs heures de bus.

À moins d’aller dans un chic 5 étoiles (où, paraît-il, les riches s’ennuient), la nourriture à la cafétéria est abondante mais monotone et pas toujours chaude. On ne va pas à Cuba pour la gastronomie ! Surtout si on ne paye que 700$ pour 2 semaines, tout compris, vol inclus !

Je suis PERPLEXE devant la triste situation où le chef révolutionnaire (IN)FIDEL garde les pauvres Cubains que nous avons vus. J’ai surtout échangé avec les divers employés de nos deux hôtels côte à côte (Carisol et Los Corales) du Club Amigo, à 1 heure de la ville de SANTIAGO, ancienne et première capitale de l’île.

(Un peu plus à l’est, c’est GUANTANAMO, que les Américains conservent toujours en dépit de l’accord signé en 1892, qui prévoyait la rétrocession à Cuba en 2000.)

La télé et les journaux de l’île se complaisent toujours dans une nostalgie d’il y a 50 ans, montrant les photos des jeunes révolutionnaires Fidel et Raoul dans la montagne… Un grand panneau routier (signé Raoul Castro) parle de solidarité face à l’ennemi capitaliste… Mais le seul moyen pour y parvenir semble l’austérité forcée...

L’URSS l’ayant abandonné vers 1989 et les États-Unis le boycottant toujours, le gouvernement communiste se tourne maintenant vers le Venezuela et la Chine, ce qui devrait inquiéter Oncle Sam… Certains Cubains parlent de PRISON, d’autres d’ENFER…  Si on leur demande lequel représente le mieux leur situation, certains répondent « Les deux », d’autres font semblant, en souriant, de ne pas avoir bien compris la question, surtout s’ils se sentent épiés...

Leur expression faciale parle souvent plus que leurs mots. Et on ne sait jamais s’ils disent toute la vérité, car certains en contredisent d’autres... Le salaire de base pour les travailleurs est d’environ 12$ par mois ! Les médecins, plus chanceux, gagnent jusqu’à 28$ par mois ! Cependant, les policiers, nous a dit un contrebandier de cigares, en gagnent 55$, sans compter les pesos reçus pour acheter leur silence... Cet état policier contrôle presque tout et surveille tout le monde. Ce qui leur manque le plus, c’est la LIBERTÉ.

Notre guide pour la visite à Santiago m’a dit que la moitié de ses compatriotes quémande ouvertement (comme nous avons pu le constater parfois) de l’argent, des vêtements, du savon, du désodorisant, des rasoirs, etc., mais que l’autre moitié est trop fière pour le faire (dont plusieurs employés de l’hôtel)...

Les routes sont en piteux état, et on y voit circuler, entre les vieux tacots et les camions-bus bondés, des paysans à pied ou à vélo, et des charrettes rudimentaires tirées par un cheval maigre au petit trot et bloquant forcément la circulation. Nous avons vu un mort, étendu sur la route, suite à un accident...

Je n’ai pu m’empêcher de me sentir MAL À L’AISE devant cette misère, assez bien camouflée à l’hôtel, mais très apparente au dehors. La formule « Club Med » jure avec la situation sans espoir de 11 millions de Cubains.

Contrairement à la situation d’il y a 30-40 ans, l’artisanat et l’art sont florissants à Cuba. Je rapporte une petite peinture non figurative et une sculpture très moderne montrant un gymnaste à l’œuvre. Et aussi des rhums brun et blanc, et des liqueurs exotiques au café et à l'orange...

Au plaisir de vous les faire goûter !

Pierre

ADDENDUM (17 nov. 2010)

Nous avons distribué à quelques Cubains (jardiner, serveuses, barmen, femmes de chambres, paysans) des sacs de vêtements superflus apportés exprès dans une valise. Ils ont besoin de tout !

Nous sommes restés sur notre faim concernant les paysages et la plage. Dans la région de Santiago (au sud-est de l'île), la plongée sous-marine attire les adeptes de poissons multicolores dans les récifs, mais les baigneurs restent sur leur appétit... La plage était belle, mais ça se gâtait en entrant dans l’eau (algues et oursins de mer). Et j'aurais aimé voir des montagnes plus belles pour mon œil de randonneur...

Nous avons plutôt fait le plein de soleil, de repos et de lecture, délaissant plusieurs excursions proposées en bus (lagunes, dauphins, crocodiles, etc.) ou à cheval ou scooter.

Pierre

- - - - - - -

ELLE :

Bonjour !
 
Voici un bref aperçu de notre séjour à Cuba. Rien de très nouveau pour les gens qui ont déjà visité cette île de 11 millions d'habitants.
 
Cuba nous a beaucoup plu. La flore y est superbe et la mer des Caraïbes tout autant, même si elle est moins spectaculaire qu'un océan. En prime, belle et longue chaîne de montagnes dans le parc Baracao, dont une partie se trouve tout près de notre hôtel.
 
Cet hôtel, Los Corales, se trouve non loin de Santiago, la plus ancienne ville de l'île, à environ une trentaine de minutes en « wawa ». C'est ainsi qu'on appelle les autobus là-bas parce qu'ils klaxonnent très souvent en raison des nombreux marcheurs sur les routes... en plus des cyclistes, des Cubains à cheval, des charrettes tirées par des chevaux ou des ânes et marchant au pas. Comme les routes sont très étroites (les gros autobus qui se rencontrent passent juste), il faut compter plusieurs heures pour se rendre en autobus d'un endroit à l'autre.
 
On ne peut pas dire que la gastronomie cubaine soit très développée. De nombreux plats sont mis à notre disposition, mais on retrouve souvent les mêmes mets. Comme la cafétéria est entourée de grandes fenêtres ouvertes sur la nature, des oiseaux s'y promènent. (Il paraît que je serai chanceuse puisque l'un d'eux m'a un soir laissé tomber un gentil cadeau dans les cheveux...) Sur la terrasse, quelques chats et chiens affamés viennent nous regarder manger, au cas où...
 
Nous nous sentons parfois un peu coupables de représenter une population comblée et, aux yeux des Cubains, sans doute très riche... Les salaires mensuels -- provenant de l'État pour la plupart -- sont incroyablement bas : un jardinier gagne 10 pesos (l'équivalent de 12 dollars canadiens environ); une femme de chambre, 15; un prof d'université, 24; un médecin, 25.  On nous a dit qu'un T-shirt coûtait 10 pesos : ça grève un budget...  La viande coûte cher et certains aliments sont rationnés (le poulet et le riz entre autres). Dans la campagne, heureusement, on trouve ici et là des potagers, des bananiers et souvent des poules et des chèvres.
 
Nous avions apporté une valise pleine de vêtements et aurions pu en donner beaucoup plus; il y a tout de même une limite aux bagages à traîner. La  population cubaine manque de tout : savon, dentifrice, stylos, déodorants, etc. Entre autres, une Cubaine voulait avoir mon maillot de bain et mes sandales Croc; une deuxième, le dentifrice qui me restait à la fin du voyage. Ça fait mal au cœur de voir des humains obligés de quémander ainsi.
 
Mais quel peuple débrouillard ! En effet, le système "D" est très utilisé à Cuba. Le climatiseur de notre chambre laissait passer la lumière du jour à certains endroits. Les moustiques (qui semblent m'aimer beaucoup) avaient donc un accès facile à l'intérieur. Un préposé est venu boucher l'espace... avec du papier de toilette ! La réparation tenait encore le coup à notre départ. Un autre jour, l'eau de la douche-téléphone arrosait le mur au lieu de tomber sur nous. Après avoir examiné la situation quelques minutes, deux employés ont choisi d'insérer une vis entre la pomme de douche et l'anneau qui la retenait. Ça fonctionnait encore quand on a quitté l'hôtel.
 
Pour d'autres, le système "D" sert à se procurer des pesos autrement. La contrebande de rhum et de cigares de même que la prostitution les aident à augmenter leurs revenus. À l'hôtel, on pouvait voir de vieux touristes se promener avec de jeunes Cubaines; c'est qu'il est possible de "louer" une femme pour la durée d'un  séjour. L'inverse est aussi vrai.
 
Plusieurs Cubains et Cubaines avouent que Cuba est une prison, un enfer, ou les deux... Il leur est permis de sortir de Cuba jusqu'à 11 mois consécutifs, MAIS à la seule condition de recevoir une invitation provenant d'un autre pays. S'ils se marient à l'extérieur lors d'un tel voyage, ils peuvent rester hors de Cuba. J'ai suggéré à Anna (qui m'a donné quelques leçons d'espagnol) d'utiliser Internet pour trouver un compagnon étranger. « No es posible » : Internet est interdit, sauf au travail. Malgré leur situation difficile, de nombreux Cubains sont très sympathiques et font contre mauvaise fortune bon cœur. Si je me fie au personnel de l'hôtel, je trouve que le peuple est enjoué, amical et plutôt chaleureux.
 
L'éducation et les soins médicaux gratuits permettent aux Cubains d'être instruits et en bonne santé; c'est déjà beaucoup.  Mais la vie quotidienne est dure en raison du peu de moyens dont dispose la population pour subsister avec un minimum de dignité.
 
Malgré quelques bémols, nous avons passé deux belles semaines à nous reposer à Cuba, un paradis... seulement pour les touristes !
 
Hélène


 
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