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Mon voyage sur la Basse Côte-Nord avec le Nordik Express par Marie-Claire Landry

 

J'arrive de mon voyage sur la Basse Côte-Nord, Rimouski/Blanc-Sablon. Le départ fut retardé de 24 heures car le bateau avait pris du retard à cause des glaces...

Mai 2003

J'arrive de mon voyage sur la Basse Côte-Nord, Rimouski/Blanc-Sablon. Le départ fut retardé de 24 heures car le bateau avait pris du retard à cause des glaces. Donc visite fort intéressante de l'expositions sur les sciences de la mer à l'Institut de recherches maritimes de Rimouski. Nous voyagions sur un cargo-passagers du bateau ravitailleur de la Basse Côte-Nord qui sert de lien naturel pour livrer à la population de chaque village tout ce dont elle a besoin (légumes, fruits, quincaillerie, meubles, etc.) La route 138 dessert Sept-Iles, Hâvre St-Pierre mais s'arrête à Natashquan. Donc la mer demeure le seul moyen de s'y rendre (à part l'avion qui coûte une fortune).

       L'hiver, entre ces villages, il existe une véritable autoroute avec panneaux de signalisation routière, où se déplacent les motoneiges. Donc, une fois par semaine, d'avril à janvier, une douzaine de petits villages sont ravitaillés par le N/M Nordik Express, lequel est un bateau pare-glace, donc capable de naviguer sans danger dans les glaces, mais beaucoup plus rapide qu'un brise-glace.

      Exceptionnellement, cette année, la glace, qui est poussée dans le Golfe St-Laurent par le vent, ralentit toutes les opérations de ravitaillement. Nous avons vécu l'expérience très spéciale d'être pris au beau milieu de la glace. En partant de Hâvre St-Pierre, le bateau n'avançait pas très vite et essayait de se faufiler, avec des bruits et des coups sur sa coque très particuliers quand il frappait un morceau de glace trop grand et trop épais. Finalement il s'est immobilisé. Après 4 heures d'efforts pour s'extraire et continuer sa route, il a fait appel au brise-glace de la Garde côtière canadienne.

Celui-ci a pris deux heures pour briser la glace tout autour de notre bateau; quand il rencontre une glace qui lui résiste, il monte dessus et son poids casse la glace. Procédure plutôt longue mais efficace. Nous avons donc été précédé tout le long de la semaine de ce brise glace qui attendait notre bateau en eau profonde pendant que le Nordik se glissait habilement entre les îlots rocheux de l'entrée de chaque port. L'habileté de navigation du capitaine est spectaculaire.

     Nous avons donc finalement eu accès à Harrington Harbour, ravissant village aux trottoirs de bois (8 pieds de large, pas d'autos) où vient d'être tourné le film 'La grande séduction'. La Romaine, Tête à la Baleine, La Tabatière, St-Augustin qui sont des villages de Blancs et de Montagnais, francophones ou anglophones. Finalement, nous sommes allés à Blanc-Sablon en face de Terre-Neuve où commence le Labrador.
 
Nous avons adoré notre voyage de près de 3000 kilomètres aller-retour sur terre et sur mer. Nous n'étions que 6 personnes en cabine qui ont fait tout le voyage. Au Hâvre St-pierre, sont embarqués 90 jeunes (1/2 francophones, 1/2 anglophones) de 6e année, environ 12 ans. C'était leur cadeau de fin d'année, fraterniser avec leurs petits camarades d'autres villages avec qui ils avaient échangé toute l'année. Ils étaient très bien encadrés par leurs maîtres et quelques parents, mais disons que ça mettait de la vie sur le bateau ! À La Romaine, nous avons eu à bord  une trentaine d'Indiens dont c'est  aussi le moyen de transport.
 
Je me suis rappelé mon voyage en Inde: contre les éléments naturels qui se déchaînent, une seule attitude... s'adapter !
Et j'ai aussi pensé à mes séjours à St-Benoit du Lac; on recentre sa personne dans sa relativité face au Golfe St-Laurent rempli de glaces ;-))))

Marie-Claire


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